Lignée

Saito Sensei

Suite à sa défaite, le Japon était après la guerre une nation pauvre et humiliée, gouvernée par l’armée d’occupation. Morihei Ueshiba résidait, dans le petit village d’Iwama où il avait pris “officiellement“ sa retraite en 1942. C’est en 1946, à l’âge de 18 ans que le jeune Saito commença l’aikido auprès du fondateur. A la mort du fondateur, il devint le gardien de l’Aikijinja (temple de l’aikido), et l’instructeur du dojo d’Iwama dont il en avait reçu la responsabilité. Il avait servi le fondateur avec dévouement pendant 23 ans et la mort de Ô Sensei ne fit que renforcer sa résolution à tout faire pour garder intact l’Aïkido hérité de Ueshiba Morihei.

Lettre apposée au mur du Dojo du fondateur à Iwama par Saito Sensei
Iwama Style – Saito Sensei

Dans les années soixante-dix, la publication par SAITO Morihiro d’une série de cinq manuels techniques qui font référence “Traditionnal Aikido“, contribua à lui assurer la réputation de meilleur technicien de cet art martial. Dès 1974, SAITO Sensei dirigea des stages dans le monde. Pour la première fois, un grand nombre de pratiquants étrangers put constater directement les connaissances encyclopédiques de M. Saito en matière de techniques d’Aïkido. La clarté de son programme d’enseignement, qui inclut des méthodes telles que l’exécution décomposée de nombreux mouvements et techniques, lui valut les éloges.

Morihei-Ueshiba-and-Morihiro-Saito

Couramment appelée “Aïkido d’Iwama“ ou “Iwama Ryu“ , cette forme d’Aïkido est devenue synonyme d’un entraînement où l’on met autant l’accent sur les techniques d’armes que sur les techniques à mains nues,  contrairement à beaucoup d’écoles (n’ayant pas reçu les enseignements des armes par le fondateur) où  les techniques à mains nues sont privilégiées.

Jusqu’à son décès le 13 mai 2002, à l’âge de 74 ans, Saito Sensei préserva intact, avec un dévouement et une fidélité exemplaires, les enseignements du fondateurs et a transmis l’Esprit et les techniques à de nombreux Sensei (Daniel Toutain, Pat Hendricks, Alessandro Titarelli Paolo Coralini, Tristao da Cunha . . . et tant d’autres) dans le monde sous le nom “Iwama Ryu“.

Daniel Toutain Sensei

Daniel TOUTAIN a aujourd’hui plus de 50 ans de pratique, et a suivi pendant 30 ans l’enseignement de trois grands Maîtres japonais, tous disciples du Fondateur de l’Aikido : NORO Masamichi Sensei (de 1968 à 1978) , TAMURA Nobuyoshi Sensei (de 1978 à 1988) et SAITO Morihiro Sensei (de 1992 à 2002).

Rencontre avec Maître Morihiro SAITO

De 1992 à 2002, élève de SAITO Morihiro sensei 9ème Dan, en effectuant des séjours de plusieurs semaines deux fois par an en tant qu’Uchideshi (élèves interne) dans le Dojo du Fondateur à Iwama. Parallèlement il suivait la quasi totalité des stages que dirigeait son Maître en Europe.

Saito Morihiro Sensei et Daniel Toutain à Iwama

Daniel TOUTAIN était 4ème Dan lorsqu’il est arrivé pour la première fois à Iwama au Japon. SAITO sensei lui a décerné le 5ème Dan en 1995. Il lui a également remis le Certificat 5ème dan niveau des armes de l’Aikido, niveau le plus élevé que délivrait SAITO sensei.  Daniel Toutain a reçu directement de Morihiro SAITO sensei le grade de 6ème Dan en mars 2002. Il est également titulaire du grade de 6ème Dan Aikikai de Tokyo délivré par l’actuel Doshu Moriteru UESHIBA, petit fils du Fondateur de l’Aikido.

Daniel TOUTAIN a invité plusieurs fois son Maître en France lors de grands stages internationaux, ainsi que dans son Dojo privé situé à Rennes à cette époque. Il préserve aujourd’hui, au sein du WANOMICHI, l’enseignement de Morihiro SAITO sensei. Le but est de donner aux pratiquants des fondements solides basés sur l’héritage technique authentique du Fondateur de l’Aikido transmis par SAITO sensei afin que chacun puisse ensuite s’exprimer dans un Aikido libre et personnel. C’était le souhait de SAITO sensei qui considérait qu’il était primordial de toujours se référer à l’enseignement de O Sensei Morihei UESHIBA. Une façon incontournable de s’appuyer sur des bases rigoureuses afin d’évoluer vers les plus hauts niveaux et de ne pas perdre le sens profond de l’Aikido.

“La Tradition, c’est ce qui, en s’appuyant sur les certitudes du passé, évolue en permanence“  Jean Cocteau

WANOMICHI

Daniel Toutain et Sonia Tomioka Toutain

WANOMICHI signifie “Voie de l’Harmonie, Voie de la Paix“. Issu de l’Aikido traditionnel d’Iwama au Japon, Wanomichi s’inscrit dans la lignée du Budo Japonais tout en y intégrant la pratique d’arts de bien-être.
Wanomichi est une méthode évolutive créée par Daniel Toutain après 50 ans de pratique de l’Aikido, dont trente années passées sous la férule de trois grands professeurs japonais : Masamichi Noro Sensei, Nobuyoshi Tamura Sensei et Morihiro Saito Sensei, tous élèves directs du Maître Morihei Ueshiba le fondateur de l’Aikido.
Wanomichi a pour fondement les techniques qui étaient enseignées par le maître Morihiro Saito dans le Dojo du Fondateur à Iwama au Japon, Dojo dont il eut la charge jusqu’en 2002. Ce programme technique présente certaines différences avec celui élaboré par le fils du Fondateur, le maître Kisshomaru Ueshiba, qui avait souhaité rendre l’art de son père plus accessible à tous. C’est ce qui a permis le développement de l’Aikido à travers le monde à partir de l’Aikikaï de Tokyo, Centre mondial.
Le programme technique qui était préservé à Iwama par Saito Sensei inclut en outre la pratique du Bukiwaza (travail des armes ken et jo) que le fondateur n’enseigna que dans son Dojo d’Iwama. Daniel Toutain a bénéficié de toute cette transmission auprès de SAITO Sensei en tant que uchideshi (élève interne) dans ce lieu historique. Il conserve donc l’intégralité du programme d’Iwama comme fil directeur de la partie Budo de Wanomichi, mais en propose cependant une approche différente. Il a structuré à cet effet une série d’exercices complémentaires afin d’apporter, au delà de la forme, une meilleure compréhension et une meilleure maîtrise des principes qui animent les techniques d’Iwama. Ces séries d’exercices préparatoires s’exécutent à mains nues ou avec un jo, seul ou avec un partenaire. Ils permettent aux pratiquants d’intégrer plus facilement ce qui est propre aux techniques d’Iwama. Le programme d’origine du Bukiwaza (Aikiken –  Aikijo) a aussi été complété par des exercices ayant le même but. Tous ces exercices particuliers ont pour fonction d’apporter une meilleure maîtrise du corps et de l’espace,  ainsi que de favoriser une meilleure circulation de l’énergie.
La spécificité de Wanomichi réside aussi dans l’apport d’autres disciplines axées sur le bien être, l’utilisation contrôlée de l’énergie et l’amélioration de la souplesse. Pour cela, la pratique d’un Yoga dynamique a été spécialement adaptée pour les pratiquants de Wanomichi. Cette pratique fait partie intégrante du programme.
Toutes ces sources complémentaires sont regroupées sous l’appellation « Kaisen Dosa « .
La pratique globale du Wanomichi a pour effet de procurer un bon équilibre physique et émotionnel. Cela contribue à préserver une bonne santé dont il est reconnu aujourd’hui qu’elle dépend de plusieurs facteurs. Les valeurs transmises dans le Budo et présentes dans l’Aikido font aussi partie des valeurs enseignées dans Wanomichi qui a pour but d’accéder à une plus grande maturité spirituelle.

“ Poussez la porte du dojo, pratiquez, transpirez, c’est seulement après que vient le sens des choses “  –  Stef Bravin